L’Antillais a disputé jeudi soir le dernier match de sa carrière en Grand Chelem. Il est tombé face à l’Américain Learner Tien 6-3, 6-4, 6-3, deux jours après avoir fêté ses 40 ans. C’était son 201e match dans un Majeur. Il en sort avec 131 victoires et 70 défaites, plus que n’importe quel autre Français : Tsonga en compte 121, Gasquet 117, Simon 90. Détail cruel pour un joueur qui a passé vingt ans à mettre les serveurs en difficulté, il s’est procuré huit balles de break jeudi et n’en a converti aucune. C’est seulement la septième fois en 201 matchs qu’il ne breake pas son adversaire, et la première avec autant d’occasions. Après la balle de match, l’US Open a diffusé un montage de ses vingt et un ans de présence à New York, où il a été demi-finaliste en 2016. « J’ai vu mon premier match ici, contre Novak, en 2005. Ça rappelle combien de matchs j’ai joués et combien d’ambiances j’ai vécues ».
Monfils a donné une info sur sa reconversion. Sa voie est tracée. Après sa retraite, en fin de saison, il travaillera dans la finance : « Le prochain chapitre sera dans la finance. Je vais être gestionnaire de fortune dans une boîte en Suisse qui s’appelle Alphaswiss. Je vais commencer là-bas l’année prochaine. C’est quelque chose qui me passionne, que je fais entre guillemets depuis pas mal d’années. J’ai fait des stages quand je pouvais. J’ai envie de rester actif. En plus ma petite fille rentre à l’école, il lui faut un papa actif ». Il n’a pas l’intention de s’impliquer beaucoup dans le tennis l’an prochain. Après ? La Monf’ ira où ses enthousiasmes le mènent.